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 Confession d'un fils des Flandres

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Duncan.



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MessageSujet: Confession d'un fils des Flandres   Dim 17 Avr - 21:18

Il avait suivi Monseigneur Beeky jusqu'à l'Archidiocèse des Malines.
L'archidiacre ayant invité le jeune Seigneur à venir se confesser, il n'avait pas refusé, on aurait même pu croire qu'il avait sauté sur l'occasion.

Duncan, loin de se croire au dessus de tous pour ne pas s'être confessé depuis longtemps, avait "boudé" confesse depuis quelques temps.
La vie lui ayant prit ceux et surtout celles qu'il aimait, les femmes les plus Aristotéliciennes qu'il avait connu jusque là, il avait perdu goût à fréquenter régulièrement l'église et à se confesser.

Il faut dire que sa marraine, feu Monseigneur Bigornéa, partie alors qu'il n'était qu'un enfant, n'avait pu terminer entièrement son éducation Aristotélicienne.
Sa mère avait prit le relai mais le Très Haut la rappela aussi bien trop tôt.

Le Seigneur d'Annaiges en voudrait-il au Très Haut ? Non, simplement, qu'il avait trop fréquenté l'église pour des occasions tristes pour trouver la force d'y retourner chaque semaine.
Il priait donc chaque soir, agenouillé devant sa couche, pour son épouse qui semblait disparaitre un peu plus chaque jours et sa fille afin qu'elle soit protégée.

Sans un mot, il suivit l'Archidiacre, attendant qu'elle lui donne les directives.
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Beeky d'Apperault

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MessageSujet: Re: Confession d'un fils des Flandres   Lun 18 Avr - 19:02

Lorsqu'ils arrivèrent en le bureau de l'archidiacre, Beeky offrit au seigneur de poser mantel et lui désigna, d’un geste serein, le prie-Dieu remisé en un coin reculé de la pièce.

Le soir commençait à tomber et la dame fict charger la cheminée de grosses busches de chesne qui se mirent soudain à crépiter en l'astre. Les ombres se mirent à danser furieusement et Beeky se saisit du candélabre posé tout près du siège qu'elle occuperait sitost les chandelles allumées.

L'ambiance estait à la fois emprunte de solennité et d’une paisible sérénité. Lentement, la dame prit place en face de sire Duncan et lui souriant, elle l’invita à la confession.


Mon frère, je suis fort aise de vous recevoir afin de vous tirer d’un mauvais travers que vous semblez… emprunter. Sachez que la confession est un premier pas vers la sérénité, une sorte de renouveau, un grand nettoyage de printemps de vostre asme.

Soyez sincère en vostre démarche, étudiez vostre asme de près, prenez vostre temps et ouvrez vostre cœur au Très-Haut. Lui seul juge nostre mérite, nos responsabilités et la valeur de nostre démarche pour nous laver de nos fautes.

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Duncan.



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MessageSujet: Re: Confession d'un fils des Flandres   Mar 19 Avr - 11:25

Le jeune Seigneur se recueilli pendant que Monseigneur Beeky faisait préparer le nécessaire.
Nul n'aurait pu dire s'il se sentait à l'aise à cet instant.
Son visage ne reflétait aucune émotion, son silence n'était ni pesant, ni emprunt de sérénité.

Mantel déposé suivant l'invitation de la Vicomtesse, il prit place et écouta les premières paroles de l'Archidiacre.

Un instant de réflexion, d'introspection plutôt. A peine une minute qui paraissait bien plus longue pour lui, comme s'il se remémorait sa vie en son entier.


Monseigneur,

Je ne saurait par où commencer.
Mes actes découlant de mon état d'esprit qui, lui même, est guidé par nombre d'évènements survenus dans ma vie.

Mais je reconnais volontiers et avec humilité que je suis excessif en de nombreuses occasions. Celui qui fut mon frère l'aura défini selon ce terme "je suis un passionné".
Lorsque je crois en quelque chose, je le défend corps et âme, me laissant emporter par toute sorte de sentiments, parfois complémentaires ou contradictoires.


Un instant de silence avant de reprendre.

Pour que le vous compreniez ce qui me pousse à agir et ce qui cause mes excès, il faudrait revenir à ma plus tendre enfance. Je suis certain que le Très Haut connait mon histoire et j'ose espérer que par votre intermédiaire, il sera me guider.


Le récit risque d'être long, Monseigneur, pardonnez moi d'avance pour ce temps et n'hésitez pas à me reprendre si besoin.


Il se redressa légèrement, croisa ses mains et commença le récit de sa vie avant de pouvoir expliquer le pourquoi de ce qu'il est devenu.

Je suis né fils de Bourgeois Flamands.
Ma mère était la plus aimante des mères, bien plus que cela pour moi, elle était mon amie et ma confidente.
Toute mon enfance, a été vouée à la rendre fière de son fils, fierté que je pouvais lire dans ses yeux, sans même qu'elle ai besoin de l'exprimer.
Mon père était homme politique, toujours très occupé dans ses diverses affaires.
Afin de me rapprocher de lui, j'ai allié une carrière politique en parallèle avec ma vocation militaire.

Des parents qui me faisaient sentir leur amour, chacun à leur manière, Monseigneur, j'ai eu une enfance des plus heureuse.

Grands Aristotéliciens, mes parents ont confié mon éducation religieuse à feu Monseigneur Bigornéa, ma marraine. Aussi douce que patiente .

J'étais certainement le garçon le mieux entouré et le mieux guidé, enfin j'aime à le croire et j'en suis même persuadé.

Mon parrain, le Seigneur Chevalier Bayard, s'occupait, lui, de ma formation militaire, il m'a donné gout à défendre notre Comté par les armes, comme mon père m'a donné gout à le défendre par la politique.

Mes parents m'ont donné un frère de sang ainsi que deux frères d'adoption et de cœur.
Mais l'un des plus beaux cadeaux que j'ai eu, c'est de voir le bonheur de ma mère lorsqu'elle donna naissance à une fille. Déjà fière de sa famille, son dernier souhait avait été exhaussé...


On pouvait voir une illumination sur le visage de Duncan lorsqu'il conta cette partie de sa vie.
Il marqua une pause durant laquelle, petit à petit, son visage s'assombrit et laissa place à une expression de profonde tristesse.
La suite serait certainement moins agréable...
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Beeky d'Apperault

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MessageSujet: Re: Confession d'un fils des Flandres   Mar 19 Avr - 11:58

L'archidiacre odissait religieusement la narration du seigneur flamand, ressentant sans peine l'état d'esprit qui avait entouré l'enfance d'iceluy. Sur le visage de la dame s'épanouissait un sourire léger qu'éclairaient de tant à autre les flammes vives dansant en la cheminée. Sa respiration à peine audible et le ton chaud de sa voix ne troulèrent qu'à peine le silence qui venait de se faire.

Allons, poursuivez vostre récit, je vous prie

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Duncan.



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MessageSujet: Re: Confession d'un fils des Flandres   Mar 19 Avr - 23:17

Le feu de cheminée réchauffait la pièce et pourtant, on pu voir Duncan frissonner.
Se reculant légèrement dans son siège, comme si, inconsciemment, il mimait un éloignement de sa foi.
Il était Aristotélicien, ça, rien ne le changerait mais il avait eu une période où il ne comprenait pas les desseins du Très Haut.


A la demande de l'Archidiacre, il reprit son récit.

Petit à petit, cette joie d'enfant disparue pour laisser place à une réalité plus dure.
Ce fut tout d'abord la mort tragique de Monseigneur Bigornéa, ma douce et aimante marraine, puis, la trahison de mon frère de sang envers les Flandres et ma famille. Être obligé de renier un membre de sa famille est une épreuve douloureuse.

Ensuite...
on pouvait distinguer, à condition de bien observer le visage du jeune Seigneur, qu'il retenait ses sentiments. Le tragique accident qui emmena ma mère et ma petite sœur, que j'avais à peine eu le temps de connaitre.

Cette suite d'évènements me fit grandement douter de la bonté de cette vie. Vie qui me semblait si douce, malgré les différentes joutes politiques et les guerres menées par l'OST.
La vie m'a prit les personnes qui m'étaient les plus chères et comme si cela ne suffisait pas, elle continue à l'heure actuelle.

Mon père n'est plus sortit du monastère depuis des lustres, je ne saurais même plus dire depuis combien de temps il s'y trouve.
Mon épouse est souffrante et je craint fort pour sa santé, j'ai peur que le Très Haut me l'enlève elle aussi.
J'ai éloigné ma fille de moi, sous de vrais prétextes mais sans avouer que j'avais peur que le fait qu'elle soit près de moi précipite sa perte.

Je n'ose plus m'attacher de peur de perdre ceux que j'aime et mes combats se font en dehors de toute amitié et de tout lien familial.

Voici, Monseigneur, mon état d'esprit concernant ceux qui me sont proches, ce qui explique, en partie, ce que je suis actuellement.

Pour la suite, il va me falloir vous conter mon parcours politique et militaire afin que vous ayez une vision globale de qui je suis et du pourquoi de mes agissements et mes réactions.

Croyez que je ne cherche pas à me justifier, juste à vous expliquer afin que vous puissiez, au mieux, me guider.
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Beeky d'Apperault

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MessageSujet: Re: Confession d'un fils des Flandres   Mer 20 Avr - 20:03

La vicomtesse odissait avec grand intérest le jeune seigneur. Le visage à demi plongé en l'obscurité, il ne pouvait mirer sa mine chagrinée. Un instant ele hésita entre lui donner jà, son sentiment ou bien le laisser continuer.

Au final, elle lui adressa sourire amical et le pria de continuer son récit.

Poursuivez, poursuivez, sir Duncan. Poinct n'avez à vous soucier de ce que je puis songer à vostre sujet, simplement oncques ne devez oublier qu'un clerc est là pour guider ses ouailles et que lorsqu'il est grande désespérence, Dieu ne s'en réjouit nullement.

Ouvrez vostre coeur, laissez parler vostre asme, le Très-Haut saura vous entendre car il cognait jà tout de vous. Mais ce que vous ignorez, c'est la réponse qu'il pourrait vous apporter et en cela je puis vous apporter secours.

La dame finit sa phrase sur un léger sourire et se recula en son siège, croisa ses mains en prière et attendit le recste du récit, l'air serein.

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Duncan.



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MessageSujet: Re: Confession d'un fils des Flandres   Jeu 21 Avr - 9:38

La réponse de l'Archidiacre donna entière satisfaction au jeune Seigneur. Il ne voulait pas que l'on s'apitoie sur son sort, même si son deuil n'était pas terminé...le sera-t-il un jour d'ailleurs ?... Il n'attendait pas que les autres soient tristes pour lui, peut être pour ça que, jusque là, il n'avait jamais raconté son histoire.

Confesse, l'occasion de vider son cœur et son âme afin de pouvoir être guidé au mieux. Aucun homme n'avait le pouvoir de se remettre seul dans le droit chemin, l'aide du Très haut, par le biais de ses représentants terrestre, était le seul salut indispensable à chacun.


Merci Monseigneur.

Je vais commencer par mon arrivée en politique.
J'étais encore un tout jeune homme mais, ma volonté de servir ma ville et mon Comté était déjà bien présente, ainsi que celle de me rapprocher de mon père.

Alors que Tournai ne trouvait pas de volontés pour prendre les reines de la mairie, je me suis porté candidat et ai donc effectué deux mandats consécutifs.
Le travail était difficile mais les résultats satisfaisants.
Les caisses et les stocks étaient restés pleins, les citoyens vivaient paisiblement.

Ensuite, je me suis dirigé vers la politique Comtale et là, ce fut une toute autre histoire.
Un monde à part où se côtoyaient requins et jaloux, où la volonté de servir les Flandres avait laissé place aux magouilles pour des ascensions personnelles.

J'ai pu occuper de nombreux postes, me suis présenté au poste de Comte lorsque je pensais que les autres candidats n'avaient pas l'expérience ou la carrure pour assurer cette tâche...ou alors qu'ils l'avaient mal gérée auparavant.

Vous me direz certainement "Mais qui croyez vous être pour juger de la compétence des autres ?".
Et je vous répondrait que je ne juge pas mais que le constat de ce qui a été fait m'avait imposé cette vision de chaque individu.
Entre un Comte qui avait désunit les Flamands, un prétendant qui ne connaissait pas les Flandres et ses institutions, je ne pouvais pas les laisser ruiner le Comté pour assouvir leur désir d'atteindre les hauteurs.

Mais voilà, la politique n'est que magouilles et compromis douteux.
Par trois fois, l'un de mes "adversaire politique" m'a avoué qu'il aurait préféré que je porte la couronne mais que, comme je n'avait pas voulu accéder à certaines de ses exigences allant à l'encontre de mes principes et de l'intérêt des Flandres, il avait aidé à mettre un autre sur le trône Comtal, sachant les conséquences que cela aurait pour le bien des Flandres.

Pour information, ses exigences n'ont pas été respectées suite aux promesses faites par le candidat accédant...

La politique m'a donc montré le côté sombre de la nature humaine. Des divergences entre les hommes, ça, je peux le comprendre et, heureusement qu'il y en a. Par contre, la fourberie pour éliminer un gêneur, ça, c'est contre mes principes.
Je suis franc et si je veux éliminer un adversaire, il est le premier à le savoir.

Ce temps passé en politique a eu raison de ma tolérance et explique, en partie, mon franc parlé et mon manque de tact et surtout, cette volonté que je met dans mes discours à chercher la vérité au milieu des mensonges.


Pour ce qui est de mon parcours militaire, je n'ai pas de regrets.
Je suis rentré tout jeune à l'OST et ai évolué par la force de mon travail et de mon investissement.
Je m'y sentais bien et l'union qui régnait me rassurait sur la nature humaine.

Mais, par ce qu'il y a toujours un mais, l'OST a un défaut, celui d'être dirigé par les politiciens qui ne l'utilisent que pour arriver à leurs fins.

L'histoire qui m'a fait quitter l'OST est la campagne Hollandaise où, là encore, fausses promesses et trahisons étaient de mise.
Un Comte prépare une action contre la Hollande, suite aux multiples attaques économique de nos voisins du nord, malheureusement, le temps passant trop vite, cette action devait se faire sur deux mandats.

Le nouveau Comte valide cette action, lance le début des opérations, qui étaient conjointes avec nos voisins Artésiens et annule le tout en se rétractant le lendemain du début des opérations.
Sauf que la machine était lancée, les Artésiens ayant commencés leur part du travail et l'OST Flamand étant en marche.

C'est alors que ce Comte tourna le dos à nos alliés venu nous aider et nous demanda de les abandonner en terre hostile.
Trahison et abandon de frères d'armes sur le champs de bataille, une véritable honte pour notre armée qui passait pour peu fiable et couard.

Plusieurs de mes compagnons d'arme m'ont suivi pour sortir nos alliés de ce bourbier, ce qui nous a valu les foudres de notre Comte de l'époque.
Ceci est la cause de la sécession entre les Forces Spéciales Flamandes et l'OST et donc le pouvoir Comtal.

Depuis ce jour, les FSF ont jurés de toujours agir pour le peuple Flamand même s'ils devaient s'élever contre un Comte corrompu.

Depuis ce jour, d'autres trahisons ont suivi et les FSF, et donc moi même, nous sommes élevés et avons éviter de mettre les Flandres dans des situations suicidaires, nous avons, entre autre, évité trois guerres contre nos voisins Artésiens, plus puissants et plus entrainés que les Flandres.

Notre indépendance nous a valu cette réputation et les critiques que nous subissons au quotidien.
Les critiqueurs oubliant sciemment tous ce que nous avons accompli pour les Flandres.


On pouvait sentir, tout au long de son discours, une certaine colère monter dans la voix de Duncan.
Il se ressaisit avant d'en terminer.


Voilà, Monseigneur ce qui fait qu'aujourd'hui, je n'use plus de courtoisie et que je me laisse parfois emporter par la colère.
Je ne supporte plus la fourberie et la volonté de certains de faire passer leurs propres intérêts avant l'intérêt commun, à savoir, la grandeur des Flandres.
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