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 [Tully] Unus a um

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Tully

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MessageSujet: [Tully] Unus a um   Sam 19 Juin - 1:04

Citation :





    A l’Universalité des Fidèles,
    Vénérables Frères,




    "La loi d'amour est la seule loi de vie ; la loi qui fait que chacun sent en soi l'immense unité
    humaine, et devient fort autant que tous ensemble."


    Jamais peut-être dans le passé, les esprits des hommes n'ont été saisis aussi fort que nous le
    voyons de nos jours, du désir de renforcer et d'étendre pour le bien commun de la société
    humaine, les relations fraternelles qui nous lient à cause de notre communauté d'origine et
    de nature.
    Les peuples, en effet, ne jouissent pas encore pleinement des bienfaits de la paix; et même,
    çà et là, de vieilles et de nouvelles discordes provoquent l'éruption de séditions et de guerres.
    Par ailleurs, la plupart, assurément, des controverses qui touchent à la tranquillité et
    à la prospérité des peuples ne peuvent d'aucune manière recevoir de solution sans l'action
    concertée et les efforts des chefs, des dirigeants et de ceux qui en gèrent et poursuivent les
    intérêts. On comprend donc aisément, et cela d'autant mieux que plus personne ne refuse
    d'admettre l'unité du genre humain, pourquoi la plupart des hommes désirent voir, au nom de
    cette fraternité universelle, les divers peuples s'unir entre eux par des liens chaque jour plus étroits.

    Il est vrai, quand il s'agit de favoriser l'unité entre tous les aristotéliciens, certains esprits sont
    trop facilement séduits par une apparence de bien
    . N'est-il pas juste, répète-t-on, n'est-ce pas
    même un devoir pour tous, de s'abstenir d'accusations réciproques et de s'unir enfin un jour
    par les liens de la charité des uns envers les autres ? Qui donc oserait affirmer qu'il aime le
    Très-haut s'il ne cherche de toutes ses forces à réaliser le vœu du Très-haut lui-même ? Et
    de plus le créateur n'a-t-il pas voulu que ses enfants fussent marqués et distingués des autres
    créatures par ce signe qu'ils s'aimeraient entre eux: "Alors Dieu dit: "Humain, puisque tu es le
    seul à avoir compris ce qu’était l’amour, Je fais de tes semblables Mes enfants. Ainsi, tu sais que
    le talent de ton espèce est sa capacité à M’aimer et à aimer ses semblables. Les autres espèces
    ne savent aimer qu’elles-mêmes." (Livre 1. Le mythe Aristotélicien - Partie VII. L'amour)

    Plaise à Dieu, ajoute-t-on, que tous les aristotéliciens soient "un" ! Car par l'unité, ils seraient
    beaucoup plus forts pour repousser la peste de l'impiété et du péché qui, s'infiltrant et se répandant
    chaque jour davantage, s'apprête à ruiner la création.

    Tels sont, parmi d'autres du même genre, les arguments que répandent et développent ceux
    qu'on appelle "réformés". Et il s'en faut que ces réformés soient peu nombreux et disséminés;
    ils se sont, au contraire, multipliés en organisations complètes et ils ont fondé des associations
    largement répandues, que dirigent, le plus souvent, des non aristotéliciens, quelles que soient
    leurs divergences en matières de foi. Leur entreprise est, d'ailleurs, poursuivie si activement qu'elle
    obtient en beaucoup d'endroits l'accueil de personnes de tout ordre et qu'elle séduit même de nombreux
    fidèles aristotéliciens par l'espoir de former une union conforme, apparemment, aux vœux de la
    Sainte Église, laquelle, certes, n'a rien plus à cœur que de rappeler et de ramener à son giron
    ses enfants égarés.

    Mais en fait, sous les séductions et le charme de ces discours, se cache une erreur assurément
    fort grave, qui disloque de fond en comble les fondements de la foi aristotélicienne.

    Avertis par la conscience de notre charge épiscopale de ne pas laisser circonvenir par des erreurs
    pernicieuses l'Homme, nous faisons appel, vénérables frères, guides et dirigeants, à votre zèle
    pour prendre garde à un tel malheur. Nous avons, en effet, la confiance que, par l'écrit et par
    la parole
    , chacun de vous pourra plus facilement atteindre son peuple et lui faire comprendre
    les principes de notre Dogme Sacré et que les aristotéliciens pourront y trouver une règle de
    pensée et de conduite pour les entreprises visant à réunir, de quelque manière que ce soit, en
    une seule force, tous ceux qui se réclament fidèles de la Sainte Église Aristotélicienne.

    Il en résulte qu'il ne peut y avoir de vraie religion en dehors de celle qui s'appuie sur la parole de
    Dieu. Mais, si Dieu a parlé - et l'histoire porte témoignage qu'il a de fait parlé -, il n'est personne
    qui ne voie que le devoir de l'homme, c'est de croire sans réserve à Dieu qui parle et d'obéir
    totalement à Dieu qui commande.

    Que les fils dissidents reviennent donc à la Véritable Église, pour que l'Unité, soit renforcée pour le
    bien de l'humanité.


    Vous comprenez, Vénérables Frères, combien nous souhaitons cette union. Nous désirons que les
    enfants du Très-haut le sachent aussi, non seulement les fidèles, mais aussi tous ceux qui sont séparés
    de l'Église. Si, par une humble prière, ces derniers implorent et prie le pardon, il n'est pas douteux
    qu'ils ne reconnaissent la seule vraie Église Aristotélicienne et qu'ils n'y entrent enfin, unis à nous,
    par une charité parfaite.




    Bénédictions,



    Monseigneur Tully de Nivellus de Sparte
    Archevêque de Moustier-en-Tarentaise
    Protonotaire Apostolique
    Seigneur d'Arborio et de Sonnaz




    Faict en Tarentaise, le IX avril de l'an de grâce MCDLVIII de notre Seigneur


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